Faites ceci en mémoire de la lumière du monde
Faites ceci en mémoire de la lumière du monde !
Prédication du dimanche 21 juin 2026.
Lectures bibliques :
- 2 Samuel 13, versets 1 à 20
- Luc 22, versets 14 à 21
« Quelle parole tranchante comme le glaive saura déchirer un obscurantisme moral, un idéalisme aveugle et meurtrier, une fraternité dévoyée ? Quelle parole tranchante dans nos propres communautés pour reconnaître notre implication dans les effets du mal ? » demandait la théologienne catholique Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France de 2016 à 2026.[1]
Depuis 2017, les violences sexuelles subies par les femmes ne sont plus systématiquement tues, sans doute sous l’effet de la vague #MeToo, qui a mis en lumière des abus dans tous les secteurs de la société, y compris au sein des Églises chrétiennes. Dans l’Église catholique, le rapport de la Commission indépendante présidée par Jean‑Marc Sauvé, ancien vice‑président du Conseil d’État, a révélé leur ampleur systémique. Il serait faux de croire que les églises issues de la réforme sont épargnées par ce phénomène, que ce soit en France, en Allemagne ou en Angleterre. Comme l’a relevé le pasteur Antoine Nouis évoquant dans l’hebdomadaire Réforme un tsunami, « on pouvait espérer que notre Église ferait mieux… on s’est trompé ».[2] Pendant des années, le scandale s’est diffusé dans l’ombre. Les différents responsables se sont tus, instaurant une véritable loi du silence, un système de mutisme organisé qui a brisé des existences ravagées par le mal. Déjà, dans la Bible, il a été question à plusieurs reprises d’abus à caractère sexuels commis envers les femmes, comme Dina, Sara, Bethsabée ou Tamar, que nous ne tenterons pas de faire taire ce matin.
Jeune, belle et issue d’une famille prestigieuse, Tamar cuisine avec affection pour son frère des beignets uniques normalement réservés aux divinités, sans imaginer un instant le destin qui l’attend. Très vite pourtant, elle comprend pleinement le danger qui la menace et s’y oppose avec force, tentant d’empêcher la catastrophe qui se profile. Elle rappelle à son frère que l’inceste est proscrit en Israël, l’avertit des conséquences qu’elle devra subir s’il persiste, et cherche à invoquer une autorité supérieure. Malgré tout, l’irréparable se produit. En déchirant sa robe princière, symbole de son rang, Tamar prend publiquement le deuil d’elle-même, de celle qu’elle était, de celle qu’elle aurait pu devenir. Selon le verbe hébreu samam, employé pour décrire une ville mise à sac ou un animal mis en pièces, elle ressort anéantie, dépouillée de tout, par la faute de quatre hommes.
Premièrement, alors que Tamar lui résiste et lui offre une issue honorable, Amnone — pourtant présenté comme éprouvant pour elle un sentiment amoureux — choisit d’imposer sa force. Il la viole, la réduit au rang d’objet d’un désir fugace, aussitôt rejetée une fois sa pulsion satisfaite. Deuxièmement, Jonadab, leur cousin, loin de freiner l’engrenage mortifère dans lequel Amnone s’enfonce ou de l’aider à maîtriser son désir, lui fournit au contraire le stratagème permettant au viol d’avoir lieu. Troisièmement, le roi David, bien qu’indigné lorsqu’il apprend les faits, n’entreprend rien — ni pour sanctionner l’agresseur, ni pour soutenir sa fille meurtrie. Quatrièmement, Absalom minimise les événements et enjoint sa sœur de s’en détacher, comme si l’horreur qu’elle a subie pouvait être reléguée au silence.A partir de là, elle disparait du récit pour vivre recluse chez Absalom. L’histoire continue avec le meurtre d’Amnone par Absalom, une vengeance non restauratrice ne libérant en rien Tamar de ce qu’elle a subi. Ce déferlement de violence se conclut par la révolte et la mort d’Absalom. Quatre hommes, quatre attitudes, un enchaînement d’interactions perverses et interdépendantes qui dévoile les mécanismes à l’œuvre encore aujourd’hui dans les violences sexuelles commises au sein des églises contre les femmes. Un coupable, Amnone, qui prémédite son geste, agit contre le consentement de Tamar et refuse d’assumer les conséquences de son acte. Un complice, Yonadab, qui fournit à Amnone les ressorts nécessaires à l’abus. Un indifférent, le roi David, qui s’abstient d’intervenir, tant auprès de l’agresseur que de la victime, alors même qu’il détient l’autorité pour dénoncer le mal et rendre justice. Un dépréciateur, Absalom, qui minimise les faits et invite sa sœur à s’en détacher. Ce schéma funeste montre que la responsabilité personnelle de l’auteur d’un abus n’est jamais isolée. Elle s’inscrit dans un système où l’autorité — ici le roi David — devrait protéger, mais se distingue par son retrait, ses manquements, son silence.
Face au drame que constitue une violence sexuelle, il n’est pas envisageable de « passer à autre chose » comme le suggère Absalom. Aucun avenir solide ne peut se construire sur le déni ou l’enfouissement d’une telle réalité. L’oubli n’est qu’un trompe‑l’œil : il ne protège pas, il dissimule. Malgré leur désir d’effacer l’épreuve, les femmes victimes portent en elles ce secret terrible qui les accompagne sans relâche. Dans l’ombre, il poursuit son œuvre destructrice, nourrissant ce sentiment insidieux de ne plus s’appartenir pleinement, comme ce fut le cas pour Tamar. Si le coffre de silence entourant les abus subis par tant de femmes a fini par se fissurer, provoquant une onde de choc dans l’opinion, c’est parce que, malgré les obstacles institutionnels et leurs propres souffrances, des victimes ont trouvé la force de témoigner. Sans leur parole — souvent « ignorée, étouffée, voire moquée » — nous demeurerions dans l’ignorance ou le déni.[3]De Dieu, il n’est pas question dans l’histoire du viol de Tamar. Cette absence souligne la domination totale exercée sur le corps féminin par la figure masculine : une nuit du patriarcat dans laquelle les femmes chrétiennes ont été contraintes de marcher durant des siècles, et dont la Réforme, malgré son souffle nouveau, n’a pas véritablement rompu l’héritage.
Une lecture littérale des textes qui attribuent à Ève une nature seconde et la responsabilité de la chute de l’humanité a conduit à voir dans la domination masculine l’expression même de la volonté divine. Dans cette perspective, la femme n’est plus seulement l’autre, reléguée à l’infériorité : elle devient aussi l’impure, chargée du péché, du mal et du malheur qu’Ève aurait introduits dans le monde, ce qui sert alors à légitimer son exclusion du sacré. Il en résulte une vision androcentrée de la différence des genres, érigeant le masculin en norme universelle et assignant le féminin à une essence particulière, figée et passive. Pourtant, Jésus n’a pas eu de père charnel : son incarnation procède entièrement d’une filiation matrilinéaire. De plus, l’Évangile a été proclamé pour la première fois par une femme, Marie de Magdala, qui reçut avant tous l’annonce de la résurrection et fut envoyée pour la transmettre. Ainsi, si une femme, Ève, est tenue pour responsable de la perte de l’humanité, deux autres femmes ont montré que le genre longtemps rejeté comme néfaste et dangereux pouvait devenir porteur de salut. Néanmoins, l’Église primitive et ses Pères se sont rapidement tournés vers Marie en ne retenant de sa féminité que l’image d’une mère passive, entièrement vouée à son fils. Ils l’ont isolée de toutes ses sœurs, comme pour mieux souligner leur proximité essentielle avec Ève. Désormais, à partir de Marie érigée en référence, en modèle et en justification d’une féminité définie par l’effacement et le retrait silencieux, s’est construit un archétype du féminin . Celui‑ci s’est imposé aux femmes comme idéal de vie, tout en les assignant, au nom même de cette féminité, à un statut de mineures et en soumettant leurs corps, toujours soupçonnés d’impureté, à l’ordre patriarcal.
Au XVIème siècle, bien qu’ils aient contesté le célibat des prêtres et fait l’éloge de la relation conjugale, les réformateurs n’ont pas argumenté pour justifier le monopole des hommes sur le ministère pastoral. Malgré l’affirmation du sacerdoce universel, l’ordre des genres traditionnel empreint de patriarchie perdura pendant plus de quatre siècles. La réhabilitation du genre féminin n’interviendra que tardivement dans la seconde moitié du XXème siècle, en lien avec la division sexuelle régissant l’accès au ministère pastoral. Comme le théologien Roger Barilier,[4] le pasteur Alexandre Lavanchy n’hésita pas au siècle dernier à reprendre à son compte le schéma biologique développé au XIIIème siècle par Thomas d’Aquin, père de la scholastique : « l’homme féconde ; la femme est fécondée. De là ces dissemblances physiques, créatrices de différences psychologiques ».[5] Il en déduisit que « la femme est romanesque, idéaliste, rêveuse».[6] L’intéressé argumenta évidemment qu’il n’était nullement question de discréditer la femme : « Loin de vouloir « abaisser » la femme, nous demandons qu’elle se laisse élever en restant ou en retournant à sa vraie place. Nous avons besoin d’être émus par ses charmes et par son mystère ; nous demandons qu’elle reste l’inspiratrice du mari, le bon ange du foyer ».[7]Dans une brochure publiée en 1958, le pasteur Roger Barilier affirme que le nœud du problème est l’autorité, qui ne peut être exercée par des femmes, leur « vocation [étant] l’obéissance ».[8] Il comprend la maternité comme le destin de la femme et la canalisation de ses velléités émancipatrices…:
Si la femme veut être sauvée, elle ne peut l’être qu’à travers sa féminité, et non pas comme un être asexué ou virilisé. Elle ne peut « s’accomplir » elle-même, comme on dit aujourd’hui, qu’en remplissant son rôle de gardienne du foyer et de mère de famille, et non pas en s’émancipant ou en s’agitant, en jouant la suffragette ou en voulant sans nécessité exercer une profession. Elle n’a pas à chercher son bonheur en dehors de la fonction que la nature lui a assignée, ni par conséquent à se dérober au devoir et au privilège de la maternité ; ce serait vouloir enjamber son ombre.[9]
Comprenant peut-être la difficulté de sa position, le même croit devoir faire appel à l’éminence du théologien Karl Barth, qui écrivit :
La question des femmes ? Il est impensable que des Réformés la résolvent par un peu d’humanitarisme et de morale, en disant : l’homme et la femme sont égaux devant Dieu. Partant de la Bible, et avec toute la bonne volonté et la sympathie dont je suis capable à l’égard des femmes, je dois affirmer cependant : il y a une subordination de la femme à l’homme que Saint Paul compare à la subordination de l’Église au Christ (…). En tant que Réformés, nous ne pouvons pas nous permettre de faire des excursions en ballon libre dans le ciel d’une théologie humaniste ».[10]
A travers l’histoire, le pendant de ce contrôle patriarcal exercé sur les femmes et leurs corps sera la magnification de la figure masculine, notamment au travers du pasteur comme homme investi de l’autorité, renforcée par la compréhension du ministère en tant que service, générant une impossibilité de penser qu’il peut exister des abus de service ou en d’autres termes, des abus de pouvoir. Comme l’a remarqué le pasteur Stéphane Lavignotte, « on a été aveuglés par le fait qu'on pensait que ça n'arrivait que chez les catholiques, parce que nos pasteurs sont mariés. Mais finalement chez nous, le pasteur ou le professeur représente une figure d'autorité, il a un certain pouvoir. Et il faut encadrer ce pouvoir ».[11] Selon le même, « le protestantisme est comme la société, nous ne sommes pas détachés du monde, donc forcément, il y a aussi du patriarcat chez nous ».[12]
L’institution d’un pouvoir-service et sa rhétorique tendent à invisibiliser non seulement la domination masculine structurelle au sein de l’église, mais surtout l’asymétrie de pouvoir au sein de toute relation interindividuelle y prévalant, renforcée par une survalorisation compensatrice de l’homme sous l’angle de la paternité. Pour le pasteur Roger Barilier, « tout ce qui touche de près ou de loin à la paternité spirituelle, tout ce qui marque l’initiative de Dieu dans l’Église est confié à des hommes ».[13] Le théologien Jean-Jacques von Allmen va plus loin en évoquant le « caractère médiateur du mâle »[14] et le fait que le Nouveau Testament « n’atteste jamais qu’une femme pourrait être, d’une manière publique et autorisée, représentante du Christ ».[15] Roger Barilier précisa les conséquences pratiques de cette conception : « […] toutes les fois que l’officiant représente le Seigneur face à la communauté, ce rôle doit être réservé à l’homme. C’est le cas dans la présidence du culte, dans la lecture publique de la Bible et dans la célébration de la Sainte Cène ».[16] Concernant ce dernier point, il effectue une analogie entre l’officiant et le père de famille d’une part, et l’officiant et le Christ d’autre part :
À la table sainte, l’officiant signifie à la fois le père présidant le repas de famille, et Jésus célébrant la Cène dans la chambre haute. Le sacrement, signe et gage de la présence du Christ, ne peut être célébré que par ceux qui représentent le Christ devant l’assemblée : les ministres régulièrement choisis pour cet office, éventuellement assistés, selon l’usage de quelques Églises réformées, par les membres masculins de la communauté.[17]
Cette identification du pasteur au Christ lors de la célébration de la Cène n’est pas sans danger. Dans la vie ecclésiale, elle peut se reporter sur une caractérisation erronée de certaines personnalités en les plaçant au-dessus des autres, conférant aux individus concernés un sentiment de toute-puissance, assemblage de doination, d’emprise et de séduction. Cette assimilation du ministre au Christ est aussi de nature à rendre impensable pour les victimes le fait qu’un pasteur puisse commettre des abus. Selon le théologien catholique Hervé Legrand, « il y a un lien bien établi entre exercice de l’autorité, violence et sexualité », dans la mesure où pour lui « dans tous les lieux de vie et de travail, la sexualité des forts cherche à s’imposer aux faibles ».[18] Pour d’autres, le processus de cléricalisation des ministres masculins constituerait un terreau propice à la formation d’abus et conduirait directement au silence des fidèles, voire à leur concours dans la dissimulation des violences.[19]
Admettre qu’un ministre de genre masculin est le plus à même de présider la Sainte Cène postule que les femmes sont exclues de la représentation divine et du salut que le Christ est venu annoncer, alors qu’il est question du corps, de la présence de Dieu dans la corporéité du monde, alors que c’est principalement autour de ce geste sans équivalent dans l’histoire que les communautés chrétiennes se rassemblent depuis vingt siècles, pour faire mémoire d’une initiative souvent décrite comme hautement politique et subversive. Lorsque nous partageons le repas du Seigneur, alors que nous sommes invités à voir dans le pain et le vin le corps et le sang du Christ, et à les accueillir comme source de vie, faisons-nous mémoire de la masculinité de Jésus ? Le mot grec utilisé pour désigner l’action de faire mémoire évoquée par Jésus est anamnésis (ἀνάμνησις), qui désigne un travail, une action. Il ne n’agit pas simplement de se souvenir d’un événement passé, mais de le faire remonter dans le présent de notre existence. Le soir du Jeudi saint, au terme de sa vie, Jésus se retrouve seul : trahi par l’un de ses plus proches, abandonné par les autres disciples, sans pouvoir compter sur aucun d’eux. Alors que la mort s’avance, sous la forme d’un homicide d’une cruauté extrême destiné à faire taire définitivement sa parole, une angoisse profonde le saisit. Pourtant, anticipant les effets de sa condamnation, il devance la violence à venir en accomplissant, avec le pain et le vin, les gestes qui en transfigurent le sens. C’est tout l’être de Jésus, dans son épaisseur la plus intime — sa mémoire, son histoire, ses blessures — qui se trouve repris et condensé dans le pain et le vin : un être livré à son peuple, animé d’un ardent désir de réconciliation, attentif avant tout aux victimes et aux femmes, transgressant les règles rituelles de pureté qui interdisaient tout contact avec elles. Ce geste de la Cène, à la fois surprenant et dérangeant, ne touche pas seulement ce qu’il y a de meilleur en nous : il atteint aussi nos zones les plus obscures. En accueillant le pain et la coupe, qui renversent radicalement notre propre violence, les parts de nous déjà livrées à la mort sont rappelées à la vie. Par l’anamnèse des gestes accomplis par Jésus lors de son dernier repas, nous reprenons son chemin : un parcours qui, déjà avant la résurrection, triomphe des forces de mort et de destruction.
Lorsque nous partageons le pain et la coupe, nous ne faisons pas mémoire de la masculinité du Christ, mais du verbe fait chair transcendant les genres, de cette incarnation inconditionnelle venue libérer l’ensemble de l’humanité sans considération de genre, de Jésus sur la croix, de Jésus réduit au silence, de Jésus dénudé, de Jésus privé d'honneur, qui se fait solidaire de toute les Tamar du monde, de toutes les victimes de l’injustice, de toutes les victimes abusées par plus fort qu’elles, de toutes les victimes prises au piège. Chaque fois que nous partageons le pain et la coupe, en mémoire du Christ, puissions-nous rappeler que celui-ci s’est inconditionnellement élevé contre les abus faits aux femmes et que face aux situations d’abus en église, au contraire de ce qu’Absalom intima à Tamar, il convient de ne jamais se calmer et de ne jamais laisser les Tamar de notre temps dans le silence.
« Quelle parole tranchante comme le glaive pour déchirer l’obscurantisme moral, l’idéalisme aveugle et meurtrier, la fraternité dévoyée ? »[20] « Je suis la lumière du monde [21]: faites ceci en mémoire d’elle », pourrait nous répondre Jésus, car ce que nous recevons quand nous communions, ce sont ce corps et ce sang livrés pour délier ce qui dans toute humanité reste en esclavage et dans le silence.
Amen.
Reproduction et diffusion interdites
[1] Cité par Ch. BAZANTAY, « Ordre et désordre dans l’église catholique », Topique 152 (2021), p. 57
[2] A. NOUIS, « Le tsunami des abus sexuels dans l’Église unie », 4 juin 2025 https://www.reforme.net/editoriaux/le-tsunami-des-abus-sexuels-dans-leglise-unie/
[3] Eglise Protestante Unie de France et Institut Protestant de Théologie, « Violences de nature sexuelle imputables à Jean Ansaldi », 26 mai 2025, https://epudf.org/actualites/non-classe/violences-de-nature-sexuelle-imputables-a-jean-ansaldi/
[4] R. BARILIER, « L’homme et la femme devant Dieu », in ÉGLISE ET LITURGIE, La femme dans l’Église, Lausanne, Église et Liturgie, 1958, p. 5. « L’homme est fait pour engendrer, la femme pour concevoir ; le propre de l’homme est d’agir et de mener, celui de la femme d’aider et de servir ; la tâche de l’homme est de gagner le pain de la famille, celle de la femme de garder le foyer, de tenir le ménage, d’élever les enfants »
[5] A. LAVANCHY, Le ministère féminin, Lausanne, Église et Liturgie, 1932, pp. 33-39
[6] Ibid.
[7] Ibid.
[8] R. BARILIER, « L’homme et la femme devant Dieu », op. cit., p. 7.
[9] R. BARILIER, « La condition féminine », Prédications romandes, 19e année, no 190, Lausanne, août 1967, p. 5.
[10] K. BARTH, in Foi et Vie 5, (1948), p. 494
[11] M. de FONTAINIEU, « Violences sexuelles : des étudiants strasbourgeois interpellent les institutions protestantes », Rue 89 Strasbourg, 8 janvier 2025, https://www.rue89strasbourg.com/la-reforme-metoo-fait-son-chemin-au-sein-de-leglise-protestante-francaise-324504
[12] M. de CARPENTIER, « #MeToo : les protestants de France font leur examen de conscience », Mediapart, 6 janvier 2025, https://www.mediapart.fr/journal/france/060125/metoo-les-protestants-de-france-font-leur-examen-de-conscience
[13] R. BARILIER, « L’homme et la femme devant Dieu », op. cit., p. 7
[14] J.-J. von ALLMEN, « Est-il légitime de consacrer des femmes au ministère pastoral ? », in Prophétisme sacramentel. Neuf études pour le renouveau et l’unité de l’Église, Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, 1964, p. 266.
[15] Ibid., 269
[16] R. BARILIER, « La femme et les fonctions liturgiques », in EGLISE ET LITURGIE, La femme dans l’Église, Lausanne, Eglise et Liturgie, 1958, pp. 24-26.
[17] Ibid., p.26
[18] H. LEGRAND, « Les dimensions systémiques de la crise des abus dans l’Église catholique et la réforme de l’ecclésiologie courante », Revue des sciences philosophiques et théologiques 104 (2020), p. 559
[19] Pape FRANÇOIS, « Lettre au peuple de Dieu qui chemine au Chili », La Documentation catholique 2532 (octobre 2018), p. 120.
[20] Infra p. 1
[21] Jn 8, 12.
