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A l'écoute

Anne Brown de Colstoun nous présente a mission des accompagnants ou accompagnateurs spirituels dans l’EPUPL.

 

A l'écoute

La mission des accompagnants ou accompagnateurs spirituels dans l’EPUPL

 

C’est à l’initiative du pasteur Christian Tanon qu’un groupe d’accompagnateurs spirituels a été formé, composé de pasteurs et laïcs du Consistoire rive gauche. L’idée consiste à soulager les pasteurs de certains types de visites « traditionnelles », et permettre un mode d’échanges approfondis et dans la durée.

La formation d’accompagnants spirituels est proposée sous diverses formes : par les Diaconesses de Reuilly, par l’association AASPIR fondée par la pasteure Lytta Basset, autant que par des associations spécialisées telles que Fondacio ; les accompagnants eux-mêmes étant sensés être accompagnés également par une personne de type « superviseur ».

Une rencontre entre accompagnant et accompagné se distingue de celle d’une visite, par le fait d’un souhait de l’accompagné de trouver – dans la durée - un vis-à-vis fiable, à l’aise avec la Bible et le message de l’évangile : celui de la liberté recouvrée dans la foi en Jésus. Dans une relation intime où s’instaure une confiance de plus en plus profonde, les deux personnes cheminent ensemble dans un questionnement sur la foi, la relation à Dieu ou à la bible, voire sur le sens de la Vie (cf la Rencontre sur le chemin d‘Emmaüs).

Lytta Basset [1] énonce ainsi ce qu’elle entend par « entretien spirituel » : « (Il) permet de prendre en compte cette aspiration à avoir un vis-à-vis à part entière… L’accompagnant est un partenaire : il prend part à la conversation, … prend la part qui lui revient, celle d’un « partenaire » dans le devenir de la personne. … Un « je » sollicite un « tu », avec l’objectif que la personne parvienne à marcher seule en la Présence, ou dans les pas de Jésus. »

Ainsi, la qualité d’écoute est fondamentale. L’accompagnant a besoin d’être au clair avec ses propres émotions pour éviter de les laisser interférer avec celles de l’accompagné, parfois un comportement corporel, une qualité de présence, un geste peuvent suffire.

En conclusion, je reprends à mon compte les mots de Corinne Nême-Peyron [2]pour qui : « l’écoute est une des plus belles choses qui soient, car elle permet à l’autre de se sentir exister, parce qu’elle est cadeau, cadeau d’une confiance, d’une humilité à se dévoiler, … cadeau d’une rencontre. »

Anne Brown de Colstoun

 

[1] S’initier à l’accompagnement spirituel, treize expériences en milieu professionnel ; Labor et Fides  2013

[2] Écouter c’est aimer ; Farel Editions 2011